– Grouille-toi, Tom, tu vas être en retard.
Tom reçut un t-shirt dans la figure, lancé volontairement par sa charmante – et douce – femme, Angèle.
– Si tu ne m'avais pas usé cette nuit, j'aurais pas dormi autant, et je me serais réveillé à l'heure, rétorqua Tom, en enfilant son t-shirt.
Angèle soupira en levant les yeux au ciel, et se dirigea vers la salle de bains en lâchant :
– Excuse-moi de faire vivre notre couple, Fletcher.
Tom grimaça, comme un gamin à qui l'on venait d'ordonner de ranger sa chambre. Il alla mettre son sac de voyage près de la porte d'entrée, et alla chercher Angèle dans la salle de bains. Il lui attrapa la main et la tira dans l'entrée, en lui disant que si elle se maquillait, ce serait sa faute s'ils étaient en retard.
– Et il est trop tôt pour que qui que ce soit remarque les yeux que tu as, ajouta Tom.
– J'vais prendre ça comme un compliment, « les yeux que j'ai ». Même si je sais que c'en est pas un.
Tom prit le sac, ouvrit la porte, et tira Angèle jusqu'à la voiture. Il lui ouvrit la portière passager, la laissa s'asseoir, referma la portière, et mit son sac dans le coffre avant de venir se mettre côté conducteur.
– T'es si pressé que ça ? demanda Angèle, alors que Tom mettait le contact.
– Ouais.
– Merci pour moi.
Tom ouvrit la bouche pour répondre, mais Angèle lui tournait déjà le dos en regardant au dehors par le carreau. C'était ça, le problème, avec elle. Trop susceptible, pensa Tom. Elle prenait parfois tout au pied de la lettre. En fait, uniquement quand cela lui chantait. Donc, la plupart du temps, avant que Tom ne parte sur les routes avec Danny, Dougie et Harry.
Ils arrivèrent à l'aéroport quelques longues minutes – de silence – plus tard.
Tom coupa le contact, tendit les clés à Angèle, et ils sortirent de la voiture en même temps. Il prit son sac, referma le coffre, et regarda Angèle avec un sourire triste. Il lui ouvrit les bras, et elle vint s'y blottir, comme à chaque fois. Tom l'embrassa sur le front, et la serra dans ses bras avant de reculer.
– Tom, et si je... commença Angèle.
– Ça serait vraiment pas cool, parce que ça tomberait maintenant, alors que je pars en tournée avec les gars, et que ça fait des mois qu'on essaie, coupa Tom.
– Ouais... souffla Angèle.
– Et si jamais... Je m'arrangerai, ok ?
Angèle hocha la tête, embrassa Tom, et lui ordonna de filer. Ce qu'il fit.
Angèle refit la route en sens inverse, et alla s'allonger sur son lit. Leur lit. Elle enfouit sa tête dans l'oreiller de Tom, mais ne se rendormit pas pour autant.